Un seul mot pour décrire cette soirée: plaisir!
Histoire de vous mettre en contexte voici le préambule. Nous avions planifié cette soirée dans le but de se mettre à jour avec les derniers détails concernant winevenez, notre petite compagnie. Après quelques échanges d'appels en après-midi, nous convenons d'acheter une bouteille...histoire d'ouvrir une bouteille quoi. Après une très courte réflexion et par manque avoué de volonté de sortir à l'extérieur en se semi lendemain de veille, l'idée d'apporter le
Comte de M, le grand cru du Château Kefraya, (que j'avais acheté plutôt cette semaine) m'apparut tout à fait appropriée puisque mon comparse avait gouté Les Bretèches, issu du même vignoble, hier ou avant hier et qu'il avait été tout à fait ravi.
Je me pointa donc chez mon ami,
Comte de M à la main, afin de déguster ce vin encensé par Michel Phaneuf. Dès l'ouverture de la bouteille je réalisa que j'ouvrais quelque chose de spécial. Le bouchon, à lui seul, m'apparu spécial... ou bien n'était-ce que la satisfaction de voir qu'il ne serait pas bouchonné... m'enfin. Après une trentaine de minutes en carafe, pris par un désir trop grand de se lancer dans le jeu de la dégustation, fiche d'analyse et stylo à la main, nous entamions cette superbe soirée.
Voici donc le résultat:
De sa belle robe rouge foncée se dégage un nez puissant et complexe qui regorge d'arômes de cabernet et de syrah (aux dires de Marc-André... pour ma part je suis en mode apprentissage alors...). Au premier nez nous vient des odeurs de fruits confits, des notes évidentes de menthe, d'épices, de réglisse. Des arômes très boisées, vanillées à souhait.
Une première gorgée et c'est le bonheur. Mon cerveau fonctionne à 100m/h. Ce trop plein d'information me commande une deuxième analyse. Les odeurs précedements perçues se distinguent. La menthe prend place, la fumée, la vanille, les petits fruits cuits également. Une dose de cuir accompagne le tout. D'une belle complexité, le vin est légèrement astringent, lui qui contient 14% vol. La finale est longue, longue... j'y goute encore. Le plaisir s'installe. Phaneuf avait raison, c'est un succès. Les notes varient de 91 à 93 sur 100. Le vin est prêt à boire. Une bouteille ira cependant s'ajouter dans la cave, histoire de comparer dans une 500aine de jours...
Emporté par l'exubération du moment, on convient d'ouvrir une autre bouteille...puis une autre. Voyez le topo. On passera outre la deuxième (qui était à mon humble avis une pâle comparaison du
Comte de M), mais la dernière fut aussi exquise à sa façon. Un
Château Joly 2004, du Jurançon. Issu du petit manseng, ce vin ''semi-liquoreux'' a fait notre bonheur en offrant une escapade à tous nos sens. D'une couleur jaune-paille-doré, ce vin particulier nous submergea avec ses puissants arômes de miel, d'abricots, d'amandes rôties, de litchi, d'agrumes et de pomme si l'on s'y attarde. Un vin très bien équilibré qui fera notre bonheur un bon moment. Une belle surprise. Le genre de découverte qui surgit de nul part. Quoique les critiques avaient été forts éloquentes...
4 heures plus tard, Winevenz est resté dans la cave tandis que les bouteilles y sortait. De belles discussions, enjolivées par les effets de l'alcool, la folie de notre 20aine et les effets secondaires de la fumée...
Merci encore, Marc-André et Stephanie, on se reparle de notre bébé lundi (mais j'suis sur que tu vas m'appeler demain

)
Voilà donc, Effer et ceux que ça intéresse, à 48$, vous serez charmé par ce libanais...